Nice: ces quartiers qui ont le plus la cote chez les acheteurs immobiliers

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Avec Bordeaux et Lyon, Nice est une des trois villes de province les plus chères de France. Avec un prix médian de 4320 euros le m², selon les notaires de France, Nice est la 3e ville la plus chère de France (hors Île-de-France). Malgré le contexte morose, les prix immobiliers continuent de flamber sur la Côte d’Azur: +8,3% pour les maisons et +5,3% pour les appartements, sur ces 12 derniers mois. Pour les unes, vous devrez débourser 613.000 euros pour vous offrir une demeure de 120 m². Pour les seconds, vous pourrez tout de même acquérir un 54 m² pour 4320 € le m², selon les notaires de France. «Le marché immobilier est très actif à Nice, même si nous constatons depuis la rentrée un léger ralentissement des volumes, explique Julien Baldoni, directeur réseau Grand Bleu Immobilier. Nous avons beaucoup de couples qui souhaitent s’installer et des familles qui veulent s’agrandir». «Les prix vont rester vigoureux car la demande reste très forte, ajoute Me Florian Pernès, notaire à Nice. Ce qui pénalise les primo-accédants qui sont obligés de s’excentrer dans l’arrière-pays ou de réaliser de gros travaux s’ils arrivent à se loger dans le centre-ville». Agents immobiliers et notaires ont constaté l’afflux de Parisiens, âgés de 50 à 60 ans, désireux de s’installer dans le Sud en vue de leur retraite.

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Le «carré d’or» au centre de Nice est très prisé des ménages aisés, notamment des seniors qui souhaitent disposer de tous les commerces à proximité. «Les prix peuvent grimper jusqu’à 10.000 euros le m². Les immeubles sont de belle facture», explique Me Sabine Debusigne, notaire à Nice. Plus résidentiel, le quartier de la Colline Cimiez, connu pour ses immeubles de haut standing, vestiges gréco-romains, séduit plutôt des professions libérales. Quant à la mythique Promenade des Anglais, elle est devenue «un lieu de villégiature». «Pour un Niçois, elle est trop bruyante et beaucoup trop chère, affirme Me Debusigne. Les prix peuvent dépasser le million d’euros. Sans héritage, vous ne pouvez pas y vivre». La proximité de l’aéroport, l’essor d’Airbnb et la végétalisation voulue par le maire Christian Estrosi n’y sont pas étrangers.

Situé au sud-est de la ville, le quartier du Port, à 25 minutes de l’aéroport, fait face, quant à lui, à une «forte demande», affirme Benjamin Mondou, président de Century 21 Lafage Transactions. «L’arrivée du tramway, il y a 3 ans, a changé le visage du quartier qui a longtemps été délaissé, raconte cet agent immobilier qui exerce depuis 20 ans. L’offre de restauration, de boutiques s’est beaucoup développée». Baptisé «le petit Marais», ce quartier branché, situé entre les places du Pin et Garibaldi, plaît non seulement aux locaux mais aussi aux Scandinaves – «qui rénovent tout de A à Z» (Benjamin Mondou) – ou aux Anglais qui sont «émerveillés» par la transformation de la ville.

Le Mont Boron a la cote chez les CSP+

Conséquence: en une dizaine d’années, les prix de l’immobilier ont plus que doublé. «Il y a 15 ans, un appartement de 120 m² coûtait 180 à 200.000 euros dans ce quartier. Aujourd’hui, il en vaut près de 600.000 euros», souligne Me Sabine Debusigne. Entre le Port et Villefranche-sur-mer, le Mont Boron séduit des chefs d’entreprise étrangers (Américains, Suisses, Allemands, Scandinaves) mais aussi des seniors parisiens. Cette colline, qui culmine à plus de 191 mètres, dispose d’un massif forestier de 57 hectares, avec vue sur la baie des Anges. Il s’agit aussi d’un quartier résidentiel constitué de nombreuses villas valorisées entre 700.000 et 800.000 euros minimum. «L’attractivité du Port est en train de s’étendre à deux autres quartiers voisins: Riquier et Saint-Roch qui profitent du prolongement de la coulée verte jusqu’au Palais des Expos», conclut Benjamin Mondou.

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Laurent

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